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Bilan méthodologique et perspectives du projet Agora

Suite à la sortie de la version 1.4 en novembre 2006, les dernières réunions des mainteneurs ont été l’occasion de faire le point sur les efforts de contribution au projet et d’aborder de manière concrète la question de l’avenir d’Agora.

5 janvier 2007

Depuis deux ans et demi, les reversements des contributeurs qui ont fait le choix de ce logiciel ont permis d’alimenter le pot commun de nouvelles fonctionnalités ainsi que celui des correctifs applicatifs. Ainsi, la version 1.4 bénéficie d’un code nettoyé, débogué, d’une documentation mise à jour et d’une homogénéisation des fonctionnalités utilisées.

Toutefois, les développements successifs par surcouches souvent non finalisées et peu documentées, ont conduit à une certaine lourdeur du code. Autrement dit, l’architecture logicielle actuelle d’Agora pénalise les évolutions futures. La méthode actuelle de reversement peut continuer à fonctionner sur Agora, mais il convient dès aujourd’hui de réfléchir à la manière d’améliorer nos pratiques, dans un souci d’économie de moyens sur le long terme.

A ce sujet, le guide publié par la DGME à destination des décideurs qui engagent des développements sur un logiciel libre est fort instructif. Par ailleurs, la démarche de reverser ses développements dans le cadre d’un appel d’offre classique semble difficile pour deux raisons :

  1. le temps consacré au reversement est situé très en aval dans le projet ce qui favorise le cas de figure où l’on a plus de temps disponible pour le faire
  2. le commanditaire manque souvent de compétences techniques pour juger si ce travail est effectué correctement ou pas.

Une solution pour éviter de se retrouver avec un développement non reversable qui créera des coûts cachés à moyen terme est de confier le contrôle qualité de la partie développement de la prestation à une deuxième société. Cela représente certes un coût supplémentaire mais permet de limiter les risques de travail incomplet ou pas documenté en fin de projet. Cette deuxième société doit posséder des compétences sur le logiciel libre et connaître les pratiques de la communauté qui gère les évolutions de ce dernier.

Pour revenir à Agora, la prestation de « Régie technique » joue ce rôle de contrôle qualité, ce qui apporte une certaine sécurité dans la cohérence du logiciel. En tant que contributeurs de l’administration et en partenariat avec les initiatives DGME, nous recommandons à nos pairs d’adopter cette pratique, que ce soit avec Agora ou avec d’autres outils libres de publication de contenu (SPIP, Mediawiki, Drupal ou autre).

Note de François Elie

Le guide DGME date de fin 2002, il n’a pas été mis à jour et il manque au moins
-  la mention de la licence CECILL !
-  l’expérience des forges, à tout le moins Admisource
-  l’expérience des grands marchés de tierce maintenance applicative en libre... comme l’expérience d’Agora.






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