Reconquérir notre souveraineté alimentaire
🌾 Agriculture & alimentation

Que s'est-il passé?
Environ 10 000 personnes ont contribué à cette consultation, dont 14% d'agriculteurs et 7% d'acteurs de la chaîne alimentaire (industriel, distributeur, restaurateur, etc.)
Qu'en est-il ressorti ?
- La souveraineté alimentaire est davantage perçue comme un moyen de se nourrir sans dépendre de l’étranger qu’un levier de débouché commercial pour le pays.
- Les participants sont conscients que la France dépend de produits étrangers pour se nourrir, selon eux à cause de nos habitudes de consommation et du contexte international (guerre, accords commerciaux, etc.).
- Il existe une attente forte vis-à-vis de l’État et des pouvoirs publics pour agir en faveur de notre souveraineté alimentaire, en priorité en aidant les agriculteurs à vivre de leur travail (garantir un salaire décent, subventionner les exploitations et protéger les producteurs contre la concurrence étrangère jugée déloyale).
- Les participants ont une image contrastée de l’agroalimentaire : certains y voient un savoir-faire historique, gage de qualité environnementale, sanitaire et gustative, tandis que d’autres le rattachent surtout à un système intensif dominé par des groupes industriels et de très grandes exploitations.
- Une écrasante majorité de participants tiennent compte de l’origine des produits lors de leurs achats, notamment pour soutenir les agriculteurs français mais aussi parce qu’ils ont le sentiment de consommer des produits de meilleure qualité.
- La consultation révèle un contraste important entre ceux qui souhaitent simplifier le travail des agriculteurs pour qu’ils puissent vivre de leur production et exporter davantage à l’étranger, et ceux qui souhaitent maintenir les respect de règles strictes et poursuivre la transition vers des modes de production plus durables
Les résultats de cette consultation ont été présentés au groupe de travail du ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire en avril 2026.